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[ezcol_3fifth]Cette semaine on s’est rendu à la Cave à Bulle, située au cœur du quartier Beaubourg, pour profiter d’un arrivage spécial ! En effet, Simon et son équipe ont eu la bonne idée de référencer des microbrasseries allemandes. Événement rare, car au pays de la bière reine, la production est plutôt concentrée dans des brasseries de tailles importantes, proposant généralement un nombre limité de recettes traditionnelles. Le cadre réglementaire germanique, et le fameux décret Reinheitsgebot en particulier, a historiquement garanti le respect de la qualité mais a aussi limité le développement des microbrasseries et la créativité des brasseurs. Alors pour clore cette semaine en beauté, plongeons-nous dans ces 3 bières un peu « hors normes ».
[/ezcol_3fifth][ezcol_1fifth][/ezcol_1fifth][ezcol_1fifth_end][/ezcol_1fifth_end][ezcol_1third]Brasserie : Hopfenstopfer
Nom : Comet IPA
Type : India Pale Ale
Titrage : 6,8% alc.

[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]On débute avec la Comet IPA, une India Pale Ale, brassée à Bad Rappenau (à proximité de Stuttgart pour ceux qui seraient perdus), par la Brasserie Hopfenstopfer. L’innovation est bien au rendez-vous avec un choix pointu de trois houblons relativement rares ou d’hybridation récente : Hallertauer Comet, Saphir et Taurus. Mais avant de vous livrer nos impressions, faisons un point sur ce qu’est une India Pale Ale (IPA). Au 18ème siècle, les Pale Ale étaient envoyées par bateau en Inde dans les colonies anglaises. Pour qu’elles conservent au mieux leurs qualités gustatives, malgré ce long périple en bateau, les brasseurs ont modifié les recettes en augmentant le titrage et le houblonnage (le houblon ayant d’importantes propriétés de conservation). Les IPA étaient nées. Quelques décennies plus tard, ces bières sont à nouveau en vogue dans des versions toujours fortement houblonnées mais modérément alcoolisées.
Revenons à notre Comet IPA. Sa robe arbore un joli doré avec des reflets jaune pâle. Elle offre une mousse à la fois aérienne, et crémeuse, d’un blanc éclatant. Le nez nous livre des arômes d’agrumes assez subtils, différents de ce que l’on peut avoir avec des variétés de houblons US plus communes. Dans un second temps, on note des arômes de caramel et pêche. Nous sommes curieux de voir ce qui se cache derrière ce nez singulier. L’entrée en bouche est relativement plate et douce pour une IPA. On retrouve le côté fruité du nez, avec quelques notes de noisette et de pêche qui se démarquent. Elle est à la fois sucrée et crémeuse, mais la finale est assez sèche et bien amère. Il n’en faut pas moins pour y retourner ! Étonnante IPA qui illustre bien la diversité des saveurs des différents houblons.

[/ezcol_2third_end][ezcol_1third]Brasserie :  Hopfenstopfer
Nom : Incredible Pale Ale
Type : Pale Ale
Titrage : 6,1% alc.

[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]On poursuit sur la même lancée avec une deuxième création, de la Brasserie Hopfenstopfer, leur Incredible Pale Ale. Visuellement plus claire que sa copine dont nous parlions précédemment, sa couleur est d’un jaune très pâle et très trouble (nous sommes en terrain non-filtré bien sûr). La mousse est crémeuse et dense, avec un côté très aérien. Au nez, on perçoit tout d’abord un côté citronné, qui souligne l’acidité, vite contrebalancé par la présence de l’alcool. Dans un second temps, elle dévoile des notes d’agrumes, de pamplemousse, et de pêche. L’entrée en bouche est dense, l’alcool se fait rapidement sentir, accompagné de l’amertume. Difficile de trouver l’équilibre entre la finale peu amer et le côté sucré, qui nous rappelle les bonbons de grand-maman.
[/ezcol_2third_end][ezcol_1third]Brasserie : The Monarchy
Nom : Münchhausen
Type : Sour/Wild Ale
Titrage : 4,8% alc.

[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]On change de cap, pour terminer avec une Wild Ale : la Münchhausen de chez The Monarchy. The Monarchy est le projet de Sebastian Sauer et Fritz, deux brasseurs passionnés de recettes anciennes auxquelles ils ajoutent leurs propres touches créatives. Celle-ci est brassée chez Vormann Brauerei, une respectable maison de Hagen-Dahl (entre Dortmund et Düsseldorf), fondée en 1877. On parle de Wild Ale lorsque les bières sont fermentées à partir de levures sauvages. C’est ce que l’on appelle la fermentation spontanée, c’est-à-dire sans ajout de levures ou de bactéries dites conventionnelles. On doit l’appellation Sour Ale à l’acidité marquée de ces bières.
Au premier coup d’œil, on ne peut s’empêcher de remarquer sa couleur éclatante et sa belle tenue de mousse, à la fois bien blanche et compacte. La robe présente une jolie couleur cuivrée avec de beaux reflets dorés et orangés. En premier lieu, on se laisse envahir par les arômes de miel, et qui dans un second temps laissent place aux notes d’agrumes, aux arômes de pommes et abricots. On sent un petit côté vineux, vite masqué par le côté caramélisé des fruits. On est surpris par une attaque en bouche acidulée (moins âpre que les gueuzes belges), qui se fait toute en légèreté et qui offre un côté très rafraîchissant. Elle est aérée, très équilibrée (les fruits répondant parfaitement à l’âpreté), l’alcool est discret. Cette bière inclassable est une très belle réussite et ce coup de cœur de nos amis de la Cave à Bulles est totalement partagé (ils ont décidément bon goût ces cavistes !). Heureusement qu’il y en a 50cl. car on en redemande, encore et encore ![/ezcol_2third_end][ezcol_1third][/ezcol_1third][ezcol_2third_end] [/ezcol_2third_end]Il est temps de se quitter, notre dégustation 100% allemande touche à sa fin. Beaucoup d’enthousiasme à découvrir ces trop rares microbrasseries d’Outre-Rhin, il nous tarde de réitérer l’expérience. En attendant, on vous donne rendez-vous dans deux semaines. Prost !