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Cette semaine on décapsule un débat cher aux amateurs de bière « canette or not canette ? ». Cette question fait couler beaucoup d’encre et les arguments factuels sont souvent complétés de sensibilités ou traditions qui diffèrent selon les pays. En France le conditionnement en canette est généralement associé aux bières dites de clodo (voire l’excellent dossier de Flaack sur le sujet) tandis que certaine craftbeers anglo-saxonnes commencent à aussi utiliser ce format. [/ezcol_3fifth][ezcol_1fifth]Friday Beer Tasting n°18 : Canette, yes we can ! 1[/ezcol_1fifth][ezcol_1fifth_end]Friday Beer Tasting n°18 : Canette, yes we can ! 2[/ezcol_1fifth_end]

Nous n’allons pas ici vous proposer une vision exhaustive du sujet mais nous avons voulu profiter de ce Friday Beer Tasting pour voir par nous-même en goûtant 3 bières artisanales en canette.

Petit rappel des avantages généralement admis de la canette :
+ Sa légèreté : 5 à 10g (vs. 180 à 200g pour la bouteille).
+ Forme optimisée pour le stockage (presque 2x plus efficace que la bouteille)
+ Meilleur « taux de recyclage » : 1 canette = environ 40% d’aluminium recyclé (vs. 20 à 30% seulement pour le verre), et processus moins coûteux.
+ Protection intégrale aux UV, qui altèrent le goût de la bière, une boisson photosensible (si vous voulez briller en société).
+ Le goût n’est pas altéré grâce à une fine pellicule isolante entre le métal et le liquide. Cette pellicule est problématique si elle contient du bisphénol A (considéré comme nocif) mais cette substance sera bannie des contenants alimentaires en 2015.

Du côté des défauts, on notera :
– Limitation au niveau de la fabrication : pas de possibilité de faire de la refermentation en canette (elles ne supporteraient pas la montée en pression). Petit rappel pour ceux qui sont perdu sur la fabrication ici
– Le goût est altéré par le métal si l’on boit directement à la canette (il vaut donc mieux avoir un verre).
– Son apparence est moins robuste : l’extérieur aura tendance à s’abîmer au contact d’autres éléments. Cela n’affecte en rien le contenu mais, cela détériore un peu l’expérience client.

En bref, la canette qui a longuement souffert de son image bas de gamme a de sérieux arguments à faire valoir. La bouteille porte en elle une histoire de tradition, d’étiquette, d’esthétique et d’habitude qu’il n’est pas forcément simple de remettre en question. Le débat reste donc très ouvert !

[ezcol_1third]Brasserie : Saint Austel
Nom : Tribute
Type : English / Cornish Pale Ale
Titrage : 4,2% alc.

Friday Beer Tasting n°18 : Canette, yes we can ! 3[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]

On démarre cette dégustation avec les anglais de Saint-Austell et leur Tribute, brassée à partir de leurs propres malts (cornish gold et Maris Otter). Cette prestigieuse maison de famille fut fondée en 1851 par le fermier Walter Hicks, elle est actuellement l’une des plus anciennes brasseries familiales au Royaume-Uni, et opère de façon indépendante (après avoir connu divers propriétaires). Quant à la Tribute c’est une des bières favorites de Cornouailles (Sud-Ouest de l’Angleterre), elle est d’ailleurs la bière officielle du « South West Rugby Union » (tout de même !).

Place à notre premier verre de bière en canette ! A l’œil, elle arbore une belle mousse blanche et crémeuse, jumelée à une robe cuivrée nuancée par quelques reflets orangés. On parie déjà sur une pétillance soutenue, avec la présence importante de bulles (élément relativement exotique pour une bière anglaise). Elle offre un nez délicat aux arômes d’agrumes, contrebalancés par des senteurs maltées bien sucrée. Après oxygénation, on décèle des arômes de pêche et d’abricot et une touche de fruits confits et quelques notes de fruits tropicaux. En bouche, on retrouve des écorces d’oranges et une amertume bien présente dès l’attaque, jumelée à une effervescence aussi soudaine que courte en bouche. Sur la transition, elle laisse place à des flaveurs de pamplemousse jaune. On en prend une seconde lampée, et l’amertume s’installe un peu plus durablement sur l’avant de notre palais. Elle est très légère, très bonne « drinkability » comme dirait les anglais. Elle dégage parallèlement une note iodée, qui vient apporter un peu de fraîcheur et contrebalancer l’aspect fruité. Une bière simple et efficace, qui ne se la raconte pas. Quant à la canette, pour l’instant, nous ne voyons aucune différence avec la bouteille, pas l’once d’un arrière-goût métallique.

[/ezcol_2third_end][ezcol_1third]Brasserie : Evil Twin 
Nom : Hipster Ale
Type : American Pale Ale
Titrage : 5,5% alc.

Friday Beer Tasting n°18 : Canette, yes we can ! 4[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]

Place à la Hipster Ale des danois de chez Evil Twin, fondée en 2010 par Jeppe Jarnit-Bjergso, qui n’est autre que le frère jumeau de Mikkel, un des fondateurs de Mikkeller. Un excellent article sur cette fratrie de brasseurs ici. Evil Twin opère maintenant depuis Brooklyn d’où il collabore en tant que gipsy brewer avec les « 10 meilleurs brasseries du monde » (dixit le site web, pourquoi faire dans la demi-mesure ?). Sa vision : « Stay thirsty… stay foolish » !

Sur ces belles paroles, passons à des choses plus sérieuses et goûtons cette création brassée chez Two Roads Brewing Co (Connecticut). Au premier coup d’œil, on observe une belle robe jaune dorée accompagnée d’une très fine et éphémère mousse blanche. La bière apparaît plutôt voilée (non-filtrée ? peut-être…) et on parvient à apercevoir quelques fines bulles qui se font rares et discrètes si on ne leur force pas un peu la main en les remuant. Du côté des arômes, elle livre un nez poivré et marqué par des notes de fruits exotiques. Dans la foulée, elle dégage des arômes d’agrumes et notamment de citron. On retrouve une ambiance typique des houblons américains. En bouche, elle dévoile une amertume très affirmée et vive dès l’attaque. On soupçonne fortement un houblonnage à froid. Étonnamment, les bulles si timides à l’œil font leur apparition en bouche et lui donnent un côté très rafraichissant ! L’amertume est omniprésente, elle remplit toute la bouche jusqu’à une finale assez sèche. Son titrage relativement modeste et une texture assez légère permettent d’y revenir facilement. Nous nous attendions à un peu plus d’équilibre vers des saveurs aromatiques, l’amertume est clairement le cœur du sujet. Une American Pale Ale qui flirte avec les IPA. Là encore, rien à redire sur le conditionnement en canette.

[/ezcol_2third_end][ezcol_1third]Brasserie : Westbrook Brewing Co
Nom : IPA
Type : India Pale Ale
Titrage : 6,8% alc.

Friday Beer Tasting n°18 : Canette, yes we can ! 5[/ezcol_1third][ezcol_2third_end]

On reste de l’autre côté de l’Atlantique et on termine avec la brasserie Westbrook établie à Mount Pleasant en Caroline du Sud et crée par Edward Westbrook. Ces mordus de mousse ont pour habitude d’expérimenter des techniques de brassage et des ingrédients innovants.

C’est en février 2011 qu’ils lancent leur IPA brassée à partir des malts munichs et carapils agrémentés de quatre houblons américains (incorporés quatre fois lors du brassage puis deux fois lors de la fermentation… ça va envoyer du houblon !). Au premier coup d’œil, on est séduit par sa délicate robe jaune pêche, la mousse quant à elle a déjà disparu avant qu’on ait pu l’entrevoir. On la découvre plutôt trouble mais on parvient à percevoir quelques petites bulles. On passe au nez et on se laisse surprendre par une touche de fruits exotiques et agrumes révélant une certaine acidité, accompagnée par une note de pomme. Dans un second temps, elle livre un arôme de mandarine mûr et l’alcool finit par se faire une place tandis que la pomme se fait de plus en plus sucré (à la manière d’un jus). Un petit côté mouffette se révèle aussi, pas forcément des plus plaisant… En bouche, c’est l’étonnement puisqu’elle est loin d’être conforme au nez. On ne retrouve seulement que les flaveurs d’agrumes. L’amertume quant à elle est présente autant sur l’attaque que sur la finale, et se développe principalement dans le fond de la gorge. Assez peu de rondeur et un côté ammoniaqué surprenant, loin des IPA auxquelles nous sommes habituées. L’amertume est bien là, mais assez singulière, avec un petit côté fumé et iodé qui ont tendance à la renforcer. Là encore, une bière à recommander aux amateurs de houblons ! Comme pour les deux autres, l’aspect canette ne nous semble pas avoir eu une quelconque influence sur la dégustation.[/ezcol_2third_end][ezcol_1third][/ezcol_1third][ezcol_2third_end]

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Cette dégustation consacrée aux canettes est à présent terminée. Sur notre débat du jour, la conclusion est assez claire : les goûts des bières n’ont en rien été altéré par l’aspect métallique que certains attribuent à la canette et qui détériorerait le goût de la bière. Au final, canette ou bouteille c’est le plus souvent une histoire de tradition et d’habitude. Quant à mettre la BAPBAP en canette, pourquoi pas ! Qu’en pensez-vous ?

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